Ils ont le plus vieux métier du monde.

Ce sont nos soldats. Ce sont nos prostituées.

Ils partagent tant quand on y pense. Du recrutement au choc post-traumatique. Certains et certaines y laissent même leur peau. C’est souvent un job de subsistance, souvent parce qu’ils n’ont pas d’autres choix. Leur milieu y est pour beaucoup, l’état de leur pays, de leur économie. Leur classe sociale aussi.

Le cliché veut qu’ils baisent aussi beaucoup entre eux. Allez savoir!

Je ne voudrais surtout pas que les prostituées soient vexées que je les compare aux soldats. Idem pour les soldats. Loin de moi l’idée de me moquer d’eux! À vrai dire, je trouve au contraire qu’on manque beaucoup de compassion pour les soldats.

Ils ont le travail ingrat d’être le bras armé de l’état. Ils mettent leur vie en danger pour nous. Et pourtant je trouve qu’on n’en fait que très peu de cas. C’est très rare qu’on parle d’un soldat avec de la compassion. Leur sacrifice nous apparaît très normal, il sont payés pour prendre le riques de se faire tuer après tout. On en fait de très bons cadavres invisibles. Ou à l’opposé, on les glorifie. Ils deviennent des héros de guerre qui servent à motiver les troupes et à stimuler le recrutement.

Mais entre ces deux extrêmes il y a très peu de place pour la compassion. Probablement parce que la compassion ce n’est pas très vendeur pour recruter de futurs soldats ou pour justifier les investissements dans notre armée.

Jour du souvenir

Je vais vous dire un petit secret : à partir de maintenant, dans mon cœur, la journée du Souvenir sera en l’honneur du sacrifice des soldats et des prostituées. Parce qu’ils ont tant en commun.

Le coquelicot rouge sera pour moi le symbole de ces vielles professions qui ne veulent pas mourir.